Comment choisir son VTT ?

Comment choisir son VTT ?

Depuis l’apparition du mountain bike en Europe, les gammes des constructeurs sont de plus en plus complètes et évoluées. Un choix très vaste est proposé aux pratiquants, du VTT de base destiné à la randonnée tranquille en pleine nature jusqu’au VTT à suspension intégrale conçu pour la compétition.

Au moment de l’achat, il est parfois difficile de faire un choix parmi les centaines de modèles proposés, d’autant plus que la conception d’un VTT diffère totalement de celle d’un vélo de route. Il n’est pas nécessaire de choisir un modèle suréquipé ou extrêmement léger : recherchez surtout un engin doté d’un bon équipement, avec un bon rapport qualité-prix et adapté à l’usage que vous allez en faire.

Le cadre

Évitez les cadres en acier hi-ten, bien trop lourds, qui équipent généralement les modèles d’entrée de gamme, ainsi que les leviers de frein et les pédales en résine ou en plastique, qui n’offrent qu’une solidité précaire.

Pensez à votre postérieur et attardez-vous sur la selle, il vous en sera reconnaissant !

Le cadre Le cadre d’un VTT doit réunir trois qualités : la robustesse, la légèreté et la géométrie. Il constitue le squelette du vélo et doit pouvoir résister aux chocs et aux déformations. Presque tous les constructeurs ont adopté la géométrie sloping, inventée par Cunningham, un Américain de Californie. La qualité du cadre et des éléments principaux du VTT — appelés « groupe » — définit la gamme du tout-terrain.

Le cadre sloping comporte un tube horizontal incliné vers l’arrière. Le cadre est donc plus rigide car le triangle formé par le serrage de la tige de selle, la boîte de pédalier et la douille de direction est réduit. La géométrie sloping permet également de réduire la hauteur du cadre. Elle nécessite de ce fait une plus grande sortie de la tige de selle, mais elle dégage le tube horizontal qui s’avère toujours gênant pour un pédalage « en danseuse » : debout sur les pédales, les genoux passent au-dessus du tube et ne risquent donc plus de le cogner. Le cadre sloping permet aussi d’abaisser un peu plus la tige de selle afin de pouvoir se servir de ses pieds pour rétablir son équilibre.

Les cadres de milieu de gamme utilisent l’acier « cromoly » pour leurs trois tubes principaux, et les pattes arrières recevant la roue motrice sont verticales. Les pattes classiques sont à bannir car l’effort transmis du côté de la roue libre provoque souvent un décentrage dans un passage pentu.

Par rapport à un cadre traditionnel de route, la boîte de pédalier est légèrement surélevée, ce qui évite d’accrocher les pédales aux racines d’arbres ou aux rochers rencontrés sur les parcours tout terrain.

Enfin, le tube qui relie la selle au pédalier est plus incliné vers l’arrière (de 72 à 73,50) afin d’offrir une meilleure stabilité. Le poids du corps étant plus important sur la roue arrière, l’inclinaison du tube crée une meilleure adhérence au sol.

La fourche

Conçue d’un seul tenant, la fourche ne comporte pas de tête munie de fourreaux brasés comme les fourches classiques de route. Elle est donc plus raide, et le cintrage plus important de ses fourreaux sert à éviter de toucher le pneu avec les pieds pendant le pédalage et surtout lors du braquage de la roue avant.

Les freins

Réputés pour leur efficacité, les freins de type Cantilever, équipent beaucoup de VTT. Les leviers de frein, à deux doigts ou à pleine main, peuvent être réglés pour réduire la distance entre le cintre et le levier, ce qui les rend particulièrement adaptés aux petites mains.

Les câbles de commande doivent être souples et de modèle identique à ceux utilisés pour les cyclomoteurs.

Les roues

Le diamètre des roues est standardisé à 26 pouces — 1 pouce = 2,54 cm — sur le marché mondial. Cette dimension, très proche de notre « vénérable » 650 demi-ballon, apporte le meilleur rendement sur tous les terrains.

Équipées de moyeux étanches à blocage rapide et de jantes en dural plus résistantes aux chocs et plus légères, les roues sont montées sur 36 rayons renforcés. La roue libre est le plus souvent remplacée par une cassette de 6 à 8 pignons en prise directe sur le moyeu. Celle- ci permet de changer de pignon en quelques minutes en fonction du profil du parcours.

En règle générale, pour ne pas avoir à modifier les pignons, les constructeurs équipent en « première monte » 8 pignons sur les VTT, étagés de 12 à 30 ou 32 dents.

Enfin, les pneus sont dotés de profils et de sections qui varient d’un modèle à l’autre, mais ils sont tous munis de crampons qui complètent l’équipement des roues. Si la fourche du VTT reste toujours monobloc, les freins peuvent être composés de deux matériaux différents : la résine ou l’aluminium.

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